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Association « Art Patrimoine & Société »
de Saint-Brisson-sur-Loire

En parcourant le village et les environs

Saint-Brisson,

la croix de la Maladrerie à l'angle de la rue d'Autry et de la rue des Dames

L’histoire connue de cette croix remonte au marquis Maximilien Séguier qui l’aurait fait ériger en 1737, en reconnaissance de son rétablissement d’une « maladie dangereuse ». Dès sa guérison il fit vœux de s’y rendre, pieds nus, chaque année.

Cet événement est évoqué dans un tableau qui se trouve encore dans l’église de Saint-Brisson.

Si le marquis est bien à l'origine de la croix actuelle, l’existence d'une croix à cet emplacement pourrait être beaucoup plus ancienne et dater de l’époque ou la léproserie (Maladrerie), située trois cents mètres plus loin, recevait des malades très contagieux. La croix ne faisait que matérialiser la limite au-delà de laquelle il n’était pas possible d’aller pour se préserver de la contamination des lépreux, comme il était d’usage.

Toutefois il est très surprenant qu’une léproserie ait été installée en bordure de la "route principale", baptisée à l’époque chemin ou route de « Saint –Brisson à Aubigny ».

Or le cadastre dit « Napoléonien », daté de 1825, fait état d’un lieudit, la « Maladrie » sur le chemin des Dames, à mi-distance entre la croix et le hameau de La Bussière.

N’était-ce pas là que se trouvait la véritable léproserie, bien à l’écart du bourg (A l'époque, mis à part le château de Launay, il n'y avait pas de construction entre la Maladrerie et la place Groslin) , tout en étant dépendante et en communication par l’intérieur des terres avec ce que l’on nomme aujourd’hui « la Maladrerie ». Les ruines de cette « Maladrie » étaient encore visibles en bordure du chemin des Dames il y a une trentaine d’années. Aujourd’hui, les quelques vestiges restants sont ensevelis par la végétation, et repérables par les seules personnes connaissant son existence passée…

A noter qu’un autre lieudit est baptisé « Maladrie », entre le hameau de La Bussière et l’actuelle route d’Autry. Ces terres devaient probablement dépendre de la Maladrerie.


La croix de Sainte-Solange au hameau des Martins

La croix de Sainte-Solange a été érigée dans le hameau des Martins probablement en 1872, à l’occasion des confirmations. C’était donc à l’époque du curé Magloire Champeaux (Curé de1869 à 1888), prédécesseur de l’abbé Berton, historien local (Voir rubrique « Bibliographie »).

Depuis, et pendant une soixantaine d’années, cette croix fut le terme d’une procession très importante, partant de l’église de Saint-Brisson, tous les lundis de Pentecôte

Ce monument aurait été financé par des bienfaiteurs, la famille Chobert-Cotteblanche. Le nom du sculpteur est inscrit sur le côté : Fradet à Briare.

La croix de pierre blanche est posée sur un double socle.

Au cours du temps elle a été protégée, par un petit muret et une grille. Des marronniers ont été plantés dans l’enclos. Ces derniers ont été abattus il y a une trentaine d’années, car ils avaient pris trop de volume.

Le site a été entièrement restauré par une équipe de bénévoles de l’association Saint-Solange et de l’AP&S, avec l’aide de la municipalité, début 2016. (Photo en haut à gauche)

A la base de la croix se trouve une petite niche abritant une statue miniature de Sainte-Solange, qui a également été entièrement restaurée par l’AP&S. La restauration a été l’occasion de remettre un bras cassé, de refixer la tête et de reconstituer la tunique en plâtre altérée par les intempéries. Le nettoyage d’une épaisse couche de badigeon a permis de constater que cette statuette était peinte à son origine, la robe en bleu et le corsage en rose. (Photo ci-contre, à droite)  

Cette croix aurait été précédée par une croix de bois, plus ancienne, que l’on peut voir sur une carte postale datant du début du siècle (Ci-dessous à gauche).

Cette croix de bois aurait marqué le point de résurgence d’une petite source qui aurait eu des vertus « bénéfiques » pour ne pas dire miraculeuses…Le filet d’eau a disparu depuis les travaux d’adduction d’eau et d’assainissement sur la commune, mais l’eau n’est pas loin, le terrain reste très humide et l’eau ruisselle facilement en hiver.